________Une soirée à quatre devant un film, deux couples, deux filles euphoriques qui papotent dans la cuisine pendant que les mecs sont sur l'ordi dans le salon. Ils ont commandé une pizza. On se croirait dans un film, mais c'est tellement bon. ________ Un baiser passionné sous la pluie, l'eau qui ruisselle sur leurs visages. Elle a les cheveux trempés, son maquillage a coulé. Ils vont choper la crève, ils s'en moquent ; ils s'aiment. ________ La gare résonne des annonces de trains, d'au revoir précipités, des gens courent partout. Eux non. Ils sont là, il a un sac à la main, elle se serre contre lui. Attend que les minutes s'égrènent. Le train arrive, les gens se précipitent. Il ne bouge pas, l'embrasse, encore une fois. Elle serre sa main très fort, le regarde s'éloigner. Leurs doigts se séparent enfin. Elle ne bouge pas, il revient en courant, lui vole un ultime baiser, repart en courant. Le train repart. Elle essuie une larme, la gare est vide maintenant. Image tellement vue, mais c'est tellement doux, cette boule d'amour au c½ur. ________ Il fait noir, la film va commencer. Elle n'ose pas trop se rapprocher de lui. Elle ne sait pas. Finalement sa tête se pose au creux de son épaule, et il ne dit rien. Elle sourit, sourit encore plus lorsqu'elle sent ses doigts se glisser sur son bras. Elle se blottit un peu plus contre lui. Que le film dure longtemps, très longtemps. ________ Elle sort de la douche, ses cheveux sont humides. Elle n'ose pas trop, elle a mis une robe pour la soirée, mais elle n'a pas l'habitude. Il se retourne, la regarde. " Tu es magnifique" murmuré à l'oreille. Elle sourit. ________ Allongée sur le lit, elle attend qu'Elle sorte de la douche. Enfin, Elle arrive. Se regardent. Doucement Elle se penche vers elle. L'embrasse. "Comme des enfants" passe à la télé.Elle l'embrasse encore. "Et il t'aime encore, mais moi je t'aime un peu plus fort." S'aiment. Elle la regarde, elle chante. "Et on se prend la main, comme des enfants, le bonheur aux lèvres, un peu naïvement." C'est simple, et ça réchauffe le c½ur.





